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À la santé des animateurs!

· par Tab S.

L'horloge voit défiler les dernières heures avant le gala du Prix de Musique Polaris 2011 de ce soir au Temple Maçonnique de Toronto! Lequel des dix albums nominés repartira avec le prix de 30,000$ ? Il faudra que vous nous suiviez pour la savoir. Six des nominés monteront sur scène, tandis que le 11 membres du Grand Jury seront séquestrés dans une autre pièce pour débattre et délibérer afin d'arriver à une décision finale.

Bien que le gala soit sur invitation seulement, les amateurs de musique à travers le pays peuvent suivre le spectacle en direct à 20h HE dans une variété de formats : écouter en direct sur CBC Radio 3 sur internet, Sirius XM radio (Chaine 152 en Amérique du Nord), ou regarder la retransmission sur le web sur MuchMusic.com (découvrez le nouveau lecteur Much Musicici).
Et restez à l'écoute pour la retransmission télévisée sur Much Music ce samedi, le 24 septembre à 22h HE.

Et pour ceux d'entre vous qui se trouvent à Toronto, n'oubliez pas, vous pouvez toujours vous rendre au Drake Hotel pour la Soirée de projection HP et courir la chance de gagner de superbes prix, incluant le traitement VIP ultime : deux billets pour le gala, service de navette à bord d'une Scion tC et un nouvel ordinateur HP Envy 1 Beats Edition. Mais vous devez être sur place pour gagner!

Le gala sera animé une fois encore cette année par Grant Lawrence de CBC Radio 3, qui sera rejoint par un nouveau co-animateur, Damian Abraham du programme The Wedge sur Much Music et leader de Fucked Up, qui a d'ailleurs remporté le prix Polaris 2009.

Puisque que nos deux animateurs cette année ont une perspective plutôt unique sur le prix Polaris, nous avons pensé qu'il serait intéressant de leur poser quelques questions sur leur préparation pour leur rôle d'animateur, ce à quoi s'attendre du gala de cette année et, peut-être le plus important, ce qu'ils pensent de leur duo pour animer cet événement.

L'animateur vétéran : Grant Lawrence

Tabassum Siddiqui: Alors, Grant, tu animes le gala depuis cinq ans maintenant, tu dois donc être un pro depuis le temps… Au cours de ces quelques heures qui précèdent le gala, comment te prépares-tu ?

Grant Lawrence: Je suis chargé de préparer le script la majeure partie du temps, on prépare donc un script mot à mot et on s'en sert ensuite comme fil conducteur… Mais bien sûr on s'en détache assez facilement. Je n'ai jamais travaillé avec Damian auparavant, ça va donc être intéressant.

TS: Est-ce que Damian et toi avez travaillé sur votre approche pour présenter le gala à deux ?

GL: Non, on n'a rien prévu du tout! Absolument rien. (rires) J'ai tout écrit et on va le modifier ici et là, mais je n'ai rien prévu d'autre. J'espère pouvoir le joindre en fin de semaine pour qu'on s'asseye et qu'on échange quelques idées et qu'on voit ce qu'il en ressort.

TS: As-tu regardé Damian sur MuchMusic pour avoir une idée de son genre d'animation ?

GL: Je trouve que c'est génial que The Wedge soit de retour, et qu'il en soit l'animateur ; c'est vraiment un bon fit parce que The Wedge était vraiment un catalyseur pour beaucoup de gens quand j'étais ado ou dans la vingtaine.
On ne découvrait pas la musique à la radio, CBC était assez traditionnel dans le temps, à présent ils jouent de la bonne musique tout le temps mais à l'époque, on se tournait vers la télévision pour découvrir la musique. Puis la tendance s'est inversée, il n'y a plus eu de musique sur MushMusic pendant une longue période, mais c'est génial de voir que The Wedge est de retour, et de voir quelqu'un comme Damian, qui sait de quoi il parle, l'animer.

TS: Comment as-tu commencé à travailler avec Polaris ?

GL: Je suis impliqué dans le Prix Polaris depuis ses débuts. Steve Jordan m'en a parlé il y a plus de six ans, j'ai tout de suite pensé que c'était une excellente idée. Je venais juste de commencer mon podcast sur CBC Radio 3, alors quand il m'en a parlé, j'ai pensé que ça marcherait vraiment bien pour le podcast. Alors j'ai fait une entrevue avec Steve à ce sujet, et on a donc été le premier média national a donner un coup de pouce à Polaris.

Ensuite Steve m'a demandé de faire partie du Grand Jury la première année. Je dois avouer que je n'ai pas vraiment aimé le processus, à cause de toutes les délibérations et des conflits, et j'entendais vaguement toutes les performances qui se déroulaient dans l'autre pièce : Deadly Snakes, Sarah Harmer… Je voulais tellement faire partie du gala, je n'ai pas arrêté de sortir discrètement de la pièce du jury pour aller voir le show, parce qu'il y avait une liste de groupes incroyables nominés la première année. J'imagine que Steve l'a remarqué, puisqu'après que Jian Ghomeshi ait animé cette année là, j'ai animé tous les autres gala depuis.

TS: As-tu des souvenirs favoris des galas au cours des années ?

GL: Ça implique probablement Damian….je pense qu'à date, la plus grande année pour Polaris a été 2009, quand Fucked Up a gagné. C'était une année exceptionnelle, et tous les nominés faisaient partie du show. Il y avait une ambiance incroyable dans la salle cette année là, une excitation incroyable. On s'en souviendra probablement comme d'un moment fort de la musique Canadienne.

Il y a eu deux moments mémorables notamment cette année là : la bataille de nourriture spontanée qui a éclaté entre K'naan, Malajube et Hey Rosetta, c'était tout à fait bon enfant, j'étais sur scène le micro à la main et je me suis retrouvée plus ou moins à commenter comme si c'était une partie de hockey. Ca reste l'un de mes moments préférés. Et le second est le dorénavant célèbre baiser, capturé en photo, lorsque Fucked Up a gagné. Damian a déboulé sur la scène et avant même que je puisse lui remettre le chèque, il m'en a collé un sur la bouche. C'est donc agréable qu'on se retrouve tous les deux ici dans un cadre plus officiel.

TS: J'allais justement poser la question – est-ce qu'il y a des chances que ça se reproduise cette année ?

GL: On en a parlé : “On l'a déjà fait donc qu'est-ce qui vient ensuite ?†Alors je ne sais pas, je ne suis pas sûr qu'on le refasse… Mais peut-être que ce sera comme à un mariage, où les gens trinqueront pour le baiser (rires).

TS: En tant qu'animateur, considères-tu que tu dois garder pour toi tes opinions sur le prix et les nominés ?

GL: Le soir même, quand je suis en train de présenter le gala, j'essaye de rester neutre, et je m'efforce juste de m'amuser. Je taquine les groupes de temps en temps mais ma règle d'or est de rire de moi-même, plus que des autres. Mais sur le groupe de discussion (réservé aux jurés), c'est entièrement privé, j'y exprime donc beaucoup plus mon opinion et je me fiche que je sois l'animateur. C'est l'endroit où nous sommes supposés échanger nos idées sur les albums nominés.

Je continue à penser, bien que je sois l'animateur, que cette année est plutôt bizare, c'est une liste assez bizare. Vous avez Arcade Fire et Ron Sexsmith mais entre les deux il y a de nombreux groupes étranges, des groupes qui ne créent pas la musique la plus accessible, des groupes que vous n'appelleriez pas des groupes de musique pop. Je veux dire, Broken Social Scene sonne comme Cindy Lauper comparé à certains artistes sur la liste…

TS: Est-ce que vous découvrez des albums ou artistes via le processus de Polaris ?

GL: Quand j'ai entendu Colin Stetson pour la première fois, je sais qu'il est talentueux, mais quand j'ai écouté l'album je me suis dit « mais qu'est-ce que c'est que ça ? Combien d'animaux ont été maltraités pendant l'enregistrement de ce disque ?» Mais maintenant je commence à l'apprécier, je l'écoute et je me dis « Wow, c'est vraiment cool… » Mais ça m'a pris du temps.

Et parfois je pense que c'est le rôle des critiques, qui forment la majeure partie du jury, être en avant de la vague. Le reste du monde doit essayer de suivre et rattraper son retard, c'est ce qui fait d'eux de bons critiques, quand ils repèrent quelque chose que nous finiront par aimer.

Final Fantasy est un excellent exemple. Quand il a gagné la première année, la réaction générale était « ça n'a aucun sens, c'est fou, ce n'est pas de la musique ». Maintenant avec six ans de recul, il compose la plupart des thèmes musicaux pour CBC Radio One et est complètement reconnu comme un virtuose. Donc j'imagine que les critiques sot parfois en avant de leur temps.

TS: Une prédiction sur qui repartira avec le prix cette année ?

GL: Chaque année mes prédictions ont été fausses. Mais alors, complètement fausses. Et je vais d'ailleurs peut-être utiliser cette ligne au gala : « certaines personnes m'ont dit, il y a Arcade Fire et puis il y a neuf inconnus ». Beaucoup de gens pensent qu'Arcade Fire va gagner mais qui sait ? L'album The Reminder de Feist n'a pas remporté le prix, et pourtant elle a gagné aux Junos. Mais c'est ce qui fait revenir les gens, le fait que ce soit toujours aussi imprévisible.

Ces albums sont nominés pour une raison, ils ne sont pas là au hasard. Assez de personnes ont voté pour eux et les ont aimé qu'ils ont finit sur la liste. Et c'est quelque chose d'important dont il faut se souvenir.

TS: Quelle est la meilleur partie de l'animation du gala?

GL: La meilleure partie est simplement que je puisse faire partie du processus, et que je fasse partie de quelque chose d'aussi généreux et d'aussi excitant pour la musique canadienne, C'est une chose de capter l'imagination de l'industrie, mais c'en est une autre de capter l'imagination des artistes, ou des médias. Mais si vous pouvez capter l'imagination du public, là vous avez vraiment quelque chose de spécial.

Et Polaris a réussi à capturer l'imagination des quatre au Canada. C'est l'événement le plus prisé en ville. J'ai des auditeurs de Radio 3 qui me supplient pour obtenir des billets. Ils pourraient l'organiser dans une salle beaucoup plus grande mais c'est un événement vraiment inique que Steve a développé au fil des années.

TS: À quoi doit-on s'attendre cette année au gala ?

GL: Cette année nous n'avons pas dix prestations, malheureusement, plusieurs des artistes ne peuvent pas être présents pour diverses raisons. On est en train de voir s'il serait possible peut-être de se connecter avec certains via Skype, alors qui sait, on verra peut-être certains artistes à l'écran…Des membres d'Arcade Fire seront présents, ils ne joueront pas mais seront dans la salle. De nombreuses célébrités seront présentes, des joueurs de la NBA et de la NHL, et plusieurs anciens finalistes seront dans le public. Je vais essayer d'en pointer du doigt autant que je pourrai sur scène. Il y a aussi des médias internationaux qui seront là cette année, d'aussi loin que l'Australie et l'Angleterre, juste parce qu'ils sont intéressés par le résultat du prix.

Le nouveau co-animateur : Damian Abraham

Tabassum Siddiqui: Damian, tu co-animes le gala pour la première fois, comment t'es-tu impliqué ?

Damian Abraham: J'ai été approché par un ami qui travaillait auparavant pour MuchMusic et il m'a demandé si j'étais intéressé à présenter le Polaris. Je lui ai dit que je trouvais que Sarah Taylor (ancienne animatrice) faisait ça très bien avec Grant, mais il a répondu : « Nous pensons à le faire avec toi cette année ». Je dois avouer que j'étais assez surpris, mais j'ai dit « bien sûr, pourquoi pas ? ». J'ai nerveusement hâte maintenant.

TS: Quel genre de préparation as-tu entrepris pour le grand soir ?

DA: C'est ça qui me terrifie à présent. Je parlais à Grant et je lui demandais quand on était supposés préparer tout ça… « Hmm, qu'est-ce que tu veux dire pas de répétition ? » Apparemment il y en a seulement une très rapide le jour même du gala!

Mais j'ai hâte. Mon type d'humour favori est l'humour improvisé, donc je pense que ce sera ouvert à beaucoup de ce genre de choses. Grant et moi avons passé de très bons moments grâce à Polaris, donc avec un peu de chance ce sera simplement la suite.

TS: Tu as un point de vue privilégié en ce qui concerne Polaris puisque ton groupe l'a remporté. Qu'est-ce que ça représente pour toi d'animer le gala sachant que tu as été une part importante de l'histoire du prix ?

DA: Ce prix est tellement important pour la musique canadienne, en tant qu'ancien gagnant, je veux faire passer ce message. L'autre aspect fantastique du prix est que c'est un show en direct dans tous les sens du terme, jusqu'au moment où le gagnant est révélé. Ça va être décidé ce soir là, sur place. Je veux réussir à transmettre cette énergie.

J'espère pouvoir apporter une nouvelle perspective de ce qu'on ressent quand on est un artiste nominé. À part ça, je veux simplement poursuivre dans la même lignée de ce qui a été fait les années précédentes. Grant est incroyablement drôle, donc je veux juste le suivre.

TS: En tant qu'artiste ayant remporté le prix, quel conseil donnerais-tu à quiconque repartira avec la récompense de 30,000$ cette année ?

DA: Donne moi 5000$ de tes 10,000$ extra! Non, je plaisante. Je dirais : « Pense longuement à ce que tu veux faire avec cet argent parce qu'il part vite ».

TS: Que représente le Prix Polaris à tes yeux ?

DA: Je pense qu'il symbolise la reconnaissance de la communauté des critiques, bien qu'il y ait une relation amour-haine entre les critiques et les artistes, nous avons besoin les uns des autres. C'est peut-être pour â que je les applaudis aussi facilement, si vous regardez les prix des critiques, ils sont comme une marque de réussite artistique.

TS: À quoi as-tu le plus hâte en ce qui concerne le gala ?

DA: J'ai hâte de voir les prestations des nominés, j'ai vu un bout des tests de son aujourd'hui et ils ont tous de grandes choses prévues. Je suis curieux aussi de voir comment ça va se passer pour ceux qui ne sont pas là. Ils ont tous des raisons différentes de ne pas être présents, mais c'est une situation intéressante à avoir lors d'un événement en direct.

TS: As-tu des moments favoris des cérémonies Polaris passées ?

DA: Rencontrer Joel Plaskett est en haut de la liste, ça a été un grand frisson pour moi en tant que fan. Et bien sûr quand nous avons remporté le prix, ce qui était tellement irréel et ridicule, ça ne m'a pas paru réel avant deux ou trois jours.

TS: En tant que gagnant précédent et à présent animateur du prix, trouves-tu que les gens parlent de Polaris au-delà du circuit de l'industrie de la musique ? Est-ce que les gens t'en parlent ?

DA: Absolument. Je pense que c'est un prix qui à ce niveau touche le grand public. Mon frère vient de se marier et à son mariage, même les membres de la famille me posaient des questions là-dessus.

TS: Des prédictions quant au gagnant 2011 ?

DA: Je ne pense vraiment pas que ce soit un prix prévisible, nous en sommes la preuve vivante, mais les gens essayent de deviner chaque année, et ce n'est jamais ceux que l'on croit. Je pense qu'Arcade Fire a ses chances, mais on ne sait jamais jusqu'à ce que le jury entre dans cette pièce.

On vit dans un monde où toutes ces cérémonies de remise de prix sont hypocrites, mais celle ci réussit vraiment à capter l'intérêt des gens. Elle a quelque chose de spécial.

Le Prix de Musique Polaris 2011 a lieu ce soir, le 19 septembre à 20h HE au Temple Maçonnique de Toronto. Branchez-vous sur CBC Radio 3, Sirius XM 152 ou MuchMusic.com pour suivre la cérémonie en direct.

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