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La Liste des Finalistes se refait une beauté!

· par Tab S.

Sachant que le Prix Polaris a été créé pour célébrer les meilleurs albums canadiens qui sortent chaque année, il est inspirant de voir que le buzz qui entoure le prix aide à présenter de nouveaux sons à un public plus large, composé à la fois de mélomanes et de musiciens.

Bien qu’il soit devenu courant d’entendre des gens découvrir des albums grâce à leur nomination pour le Polaris, deux musiciens torontois ont poussé cette démarche un peu plus loin : non seulement ont-ils écouté les dix albums finalistes, mais ils ont également décidé de reprendre une chanson de chacun d’entre eux, à leur propre sauce.

Voici The MAKEOVER – duo électro composé de Jeremy Glenn et Rod “Todd†Skimmins, musiciens aux multiples casquettes basés à Toronto (tous deux sont chanteurs/instrumentistes, producteurs, et DJs) avec un concept particulièrement intéressant : s’inspirant de shows hip-hop structurés comme des « mix tape » de classiques du genre, la paire a allié ses forces et commencé à retravailler des morceaux pour leur prestations scéniques R&B/soul, finissant même par enregistrer leur propres reprises de certains de leurs morceaux favoris (des hits tels que Janelle Monae et Washed Out n’ont pas échappé à la machine).

Il s’agit de leur plus récent projet, toutefois, cela nous immédiatement intrigué : le duo est occupé à retravailler un morceau de chacun des dix albums nominés pour le Polaris, un travail qui, ils l’espèrent, aboutira en une compilation gratuite des dix reprises, juste à temps pour le gala le 19 septembre.

C’est un projet ambitieux mais ils ont déjà bien avancé avec 6 morceaux revisités déjà disponibles en écoute sur leur page Soundcloud (la compilation dans son intégralité sera disponible en téléchargement quand les 10 morceaux seront terminés).

Tenant plus de la ré-interprétation totale du son de chaque artiste, que du simple remix, les reprises innovantes de THE MAKEOVER démantèlent les originaux pour mieux les recoller, ajoutant leur touche sexy et dansante.

Nous avons forcé The MAKEOVER à prendre une pause pour nous expliquer ce qui a bien pu les pousser à entreprendre une telle aventure.

Tabassum Siddiqui : qu’est-ce qui vous a donné l’idée de faire ces reprises de morceaux issus des albums finaliste ?

The MAKEOVER : En fait l’idée de départ est venu d’un membre du jury. Il a suggéré à notre gérant que quelqu’un devrait faire une compilation de tous les finalistes pour le Prix Polaris. On se préparait à faire une nouvelle compilation de toutes façons et avions avancé l’idée d’en faire une entièrement composée de reprises. Alors on s’est dit, pourquoi ne pas aller un peu plus loin et faire une compilation incluant tous les finalistes du Polaris de cette année.

TS: Est-ce que vous avez entendu certains des albums pour la première fois ? Est-ce que cela vous a permis de découvrir de la nouvelle musique en chemin ?

TM: Certains étaient nouveaux pour nous. Nous connaissions la plupart des artistes mais n’avions pas écouté leurs albums au complet.

TS : Comment avez-vous décidé quel morceau vous alliez reprendre ? Et comment choisissez-vous le type de son ou l’approche musicale à adopter pour chaque nouveau morceau ? Ils sont tous tellement différents jusqu’à présent…

TM : En se basant sur nos anciennes compilations, on savait qu’on allait couvrir un spectre assez large de genres, alors on a commencé par dresser une liste de styles à inclure potentiellement. Ensuite on a fait une session d’écoute où on est passé à travers chaque album et choisi des chansons qui venait nous chercher, puis on a décidé quel morceau marcherait avec quel style. Une fois qu’on a eu dix morceaux pour dix styles, on était prêts à passer au travail. (On avait déjà fait la reprise d’Arcade Fire, donc ça a facilité le processus d’une chanson). ceci étant dit, on fait en sorte d’arriver au résultat de manière organique.

TS : Y’a t’il eu un artiste ou une chanson qui a été particulièrement difficile à reprendre ?

TM: Jusqu’à présent ils ont tous représenté un aussi gros défi les uns que les autres. On cherche toujours à prendre une direction différente avec chaque morceau, tout en restant fidèles aux qualités émotionnelles propres de chacun.

Par exemple, pour un morceau comme « Sprawl II » (d’Arcade Fire), vous devez absolument garder le refrain aussi proche de l’original que possible parce qu’il est tellement reconnaissable, le changer affaiblirait l’impact émotionnel.

On voulait changer les morceaux tout en gardant leur essence : les éléments qui font la chanson, et qui nous ont attiré à elle en premier lieu.

TS : Vous semblez travailler comme des acharnés pour sortir ces morceaux, étant donné que l’objectif est d’avoir les dix avant le gala : comment est-ce que vous gérez ça dans un délai aussi serré ?

TM : On s’acharne quand on peut. C’est un excellent exercice de gestion du temps. On a tous les deux beaucoup de choses à gérer dans nos vies, mais on trouve qu’à chaque fois qu’on compose une chanson, on doit prendre une décision quant à la tournure qu’elle va prendre. Avec chaque reprise, on semble plus confiants en nos décisions tout en restant assez flexibles pour explorer différentes directions vers lesquelles le processus peut nous emmener.

TS : Avez-vous été contacté par certains artistes dont vous revisitez les morceaux ?

TM : Nous recevons de plus en plus de soutien chaque jour, mais nous n’avons pas encore eu de retour de la part des nominés. On aimerait beauocup savoir ce qu’ils en pensent!

TS : Que pensez-vous du Prix Polaris en soi?

C’est une très bonne opportunité pour les artistes canadiens, dont les artistes de nombreux pays sont privés. En même temps, on a l’impression que certains genres musicaux sont sous-représentés. Après, c’est difficile à dire si c’est à cause d’un parti pris de l’industrie ou d’un manque d’intérêt des fans et journalistes musicaux canadiens. Peut-être que la situation actuelle est simplement symptomatique du climat de la société canadienne dans son ensemble, qui se reflète également dans la scène musicale.

TS : Une intuition quant à l’artiste qui va repartir avec le Prix ?

TM : Jeremy voterait pour Austra, Todd pensait à la base à Arcade Fire, mais avec la récente attention internationale dont ils bénéficient, il pense à présent que ça n’arrivera peut-être pas… Pour nous ce sont tous des gagnants!

TS : Quel est votre but principal en sortant cette compilation Polaris ?

Honnêtement, de faire entrer nos noms dans votre tête pour l’an prochain! Mais aussi d’exposer la diversité qui existe dans la musique « dance » et « urbaine », avec l’espoir qu’elles se feront reconnaitre comme des formes légitimes d’expression musicale.

TS : Comment décririez-vous le son de The Makeover à quelqu’un qui ne l’a jamais entendu auparavant ?

Le son de The Makeover est aussi varié que la compilation, ce qui était en partie l’objectif de ce projet, et on espère que c’est quelque chose que les gens ressentiront.

TS : Allez-vous regader le gala Polaris? Si oui, où ?

TM : Avec un peu de chance du bord de scène, après notre prestation live… (Non, sérieusement, on veut vraiment y faire un set!)

Gardez un oeil sur la page Soundcloud de The MAKEOVER, tandis qu’ils continuent à ajouter de nouveaux morceaux, en attendant de sortir la compilation complète pour le gala du 19 septembre!

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